Sans être un grand fan de fantasy, vous avez sans doute déjà entendu parler des orcs. Attardons nous un peu plus sur ces horrible créatures au profil porcin, éternels troufions des armées du mal. Inspiré du gobelin des légendes germaniques, l'orc diffère d'un univers à l'autre mais reste, le plus souvent, cette créature aux mœurs brutales craint de tous. Pour Tolkien, les orcs sont d'anciens elfes, torturés et mutilés par Morgoth. Dans d'autres univers, ils sont tout simplement de proches parents des races gobelinoïdes.

Toujours est-il que, quelque soit le livre la bande-dessinée ou le jeu, l'orc inspire la peur, la haine, on le considère comme un monstre, bref pour tout le monde l'orc est une créature foncièrement mauvaise.

Mais imaginons que tout cela soit faux. Et si les orcs n'était pas si mauvais au fond. Dans sa trilogie, modestement nommée ORCS, Stan Nicholls propose de voir l'histoire à travers les yeux de la bête.

Couverture du livre ORCS

Le résultat est surprenant. On découvre alors des créatures plus honorables que la majorité des humains, des guerriers combattant pour un idéal noble. Ici les rôles s'inversent, les orcs apparaissent plein d'humanité, tant dis que les Hommes agissent en bêtes fanatiques. Au fur et à mesure des pages, les orcs deviennent attachant, les humains méprisables.

Le cycle ORCS retrace les aventures d'un bataillon, mené par le capitaine Stryke, échappant à l'asservicement de leur reine tyrannique : Jennesta. Stan Nicholls nous offre donc un roman plein de rythme, qui se démarque des stéreotypes classiques de la fantasy.

Ecoutez mon histoire. Regardez couler mon sang et remerciez les dieux que ce soit moi et pas vous qui doive manier l'épée. Remerciez les orcs nés pour se battre et destinés à ramener la paix