La tartine

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lundi 28 septembre 2009

Mes voyages avec Gotrek

Qu’est ce qui peut bien pousser un nain à partir vivre à l’extérieur sans jamais revenir chez lui ? Qu’est ce qui fait que ce nain, non content de parcourir le monde, se fasse accompagner d’un homme, poète de formation ? La réponse est simple, Gotrek Gurnisson est un Tueur. Un nain condamné à trouver une fin héroïque pour expier une faute personnelle. Félix Jaeger quant à lui, a prêté serment de suivre le nain dans son épopée et d’écrire sa saga pour la postérité. Seule petite ombre au tableau, Félix ne savait pas dans quoi il s’engageait, bien trop saoul qu’il était pour comprendre qui était réellement le nain.

Voici donc la base de la saga de " Gotrek et Félix " de William King. Au fur et à mesure des différents tomes, leurs pas conduiront le Tueur et son partenaire au travers de multiples aventures, des plus impénétrables forêts, aux forteresses naines les plus profondes. Totalement à l’opposé l’un de l’autre, les deux personnages font malgré tout preuves d’une entente parfaite, exception faite des multiples critiques du nains à l’encontre de l’humanité (mais quoi de plus normal me direz vous).

tueur_de_troll.jpg

La série compte actuellement 8 tomes, tous rédigé par William King à l’exception du dernier, écrit par Nathan Long. Le premier tome , Tueur de Troll, manque quelque peu de profondeur et de structure mais l’histoire reste malgré cela très divertissante et les personnages attachants. Il ne doit en aucun cas vous découragez de continuer la série car les tomes suivant font preuves de grandes améliorations, faisant de " Gotrek et Félix " une saga dans laquelle il fait bon se plonger.

Notons juste que toute la saga se déroule dans l'univers de Warhammer, monde médiéval créé dans le cadre d'un wargame : Warhammer Fantasy Battle. Les amateurs apprécieront de se retrouver dans un cadre connu, petite valeur ajouté qui n’est pas pour déplaire.

dimanche 27 septembre 2009

La voie de Lolth

Dans la série des " méchants comme vous ne les avez jamais vu ", après l'Orc de Stan Nicholls, place aujourd'hui à l'elfe noir de Robert Anthony Salvator.

Egalement appellé Drow, l'elfe noir est une créature courante dans le monde de la fantasy. Habituellement dépourvu de toutes notions d'honneur, d'amitié ou d'amour, l'elfe noir évolu au sein de communautés matriarcales, loin de la surface du monde et du rayonnement du soleil. Contrairement aux créatures maléfiques classiques, l’elfe noir n’est pas une créature basé sur la simple brutalité. Fin escrimeur, possédant de puissants pouvoirs magiques et faisant preuve de talent de stratège très prononcés, l’elfe noir se démarque par sa capacité à réfléchir et à réfléchir bien. Ajoutez à cela une imagination débordante quand il s’agit de torturer, faire souffrir ou mettre à mort un adversaire et vous comprendrez bien vite que l’elfe noir est une des créatures les plus redoutée.

Drizzt Do’Urden Daermon N’a’Shezbaernon est un de ces elfes noirs. Et sa vie ne semblait pas commencée de la manière la plus simple. Né homme dans une société où les femmes ont tous pouvoirs, troisième fils là où seul deux ont une place, Drizzt ne doit la vie qu’au meurtre de son frère ainé. Rescapé d’une mort certaine, il n’est donc pas comme tous les autres drows et cette différences va s’affirmer au fur et à mesure que Drizzt va grandir. Ne comprenant pas les atrocités perpétuées par son peuple, Drizzt va petit à petit commencé à remettre en cause toute l’organisation de la communauté.

Terre natale

Terre Natale est le premier tome de la série " La légende de Drizzt " , qui en compte à l'heure actuel six, ayant tous pour théatre Les Royaumes Oubliés , monde fantastique créé par Ed Greenwood pour le jeu de rôle Donjons et Dragons. On y suit toute la jeunesse de Drizzt, de sa naissance jusqu’à sa fuite de la cité elfe noir : Menzoberranzan.

lundi 21 juillet 2008

Doctorow vous met dans la dèche

Julius vit son troisième âge adulte. Il est mort plusieurs fois mais on a restauré une sauvegarde de sa mémoire dans un clone si bien qu'il est virtuellement immortel. Comme tout le monde grâce à la société Bitchun. Il a fait globalement tout ce dont il rêvait et vit à présent à Disney World. Tout va pour le mieux dans sa vien mais, bien sur, quelque chose se met à clocher et remet en cause tout les bienfaits d'une utopie.

Couverture : Cory Doctorow, Dans la dèche au Royaume Enchanté

Avec son premier roman, Dans la dèche au Royaume Enchanté, Cory Doctorow signe une franche réussite et se pose en figure incontournable de la science fiction des prochaines années.

On en vient à souhaiter que ses autres roman sortent très vite en français. En attendant, on peut toujours les lire en anglais.

Et on peut se rabattre sur les nouvelles, disponibles sur internet, et dont certaines ont été traduites :

D'autres n'ont pas été traduite. Je vous laisse le soin de les trouver vous-même, par exemple sur le site de l'auteur qui est écrit aussi pour le blog anglophone BoingBoing.

Si vous trouvez d'autres textes de Cory Doctorow traduits en français, n'hésitez pas à laisser un commentaire.

dimanche 15 juin 2008

Les languages de Jack Vance

Si vous avez lu 1984 de Orwell, peut-être vous êtes vous attardé sur le novlang. Avec cette langue révisée pour être simpliste, l'administration de Big Brother cherche à modeler les esprits. Jack Vance va plus loin dans cette direction avec Les langages de Pao où il nous raconte, en suivant le jeune Béran Panasper, comment un peuple des plus pacifiques se forge une identité nouvelle après une invasion... en modelant son langage.

Couverture : Jack Vance, Les langages de Pao

L'auteur nous fait cadeau de planètes extra terrestre décrites avec soin, de personnages intéressants, d'une histoire qui tient la route mais surtout, d'une réflexion sur la façon dont notre langage influence notre façon d'être. Un très bon moment de science fiction.

Si ce roman vous as plut, Emphyrio du même auteur est paru récemment chez folio SF.

vendredi 6 juin 2008

Regardez l'orc !

Sans être un grand fan de fantasy, vous avez sans doute déjà entendu parler des orcs. Attardons nous un peu plus sur ces horrible créatures au profil porcin, éternels troufions des armées du mal. Inspiré du gobelin des légendes germaniques, l'orc diffère d'un univers à l'autre mais reste, le plus souvent, cette créature aux mœurs brutales craint de tous. Pour Tolkien, les orcs sont d'anciens elfes, torturés et mutilés par Morgoth. Dans d'autres univers, ils sont tout simplement de proches parents des races gobelinoïdes.

Toujours est-il que, quelque soit le livre la bande-dessinée ou le jeu, l'orc inspire la peur, la haine, on le considère comme un monstre, bref pour tout le monde l'orc est une créature foncièrement mauvaise.

Mais imaginons que tout cela soit faux. Et si les orcs n'était pas si mauvais au fond. Dans sa trilogie, modestement nommée ORCS, Stan Nicholls propose de voir l'histoire à travers les yeux de la bête.

Couverture du livre ORCS

Le résultat est surprenant. On découvre alors des créatures plus honorables que la majorité des humains, des guerriers combattant pour un idéal noble. Ici les rôles s'inversent, les orcs apparaissent plein d'humanité, tant dis que les Hommes agissent en bêtes fanatiques. Au fur et à mesure des pages, les orcs deviennent attachant, les humains méprisables.

Le cycle ORCS retrace les aventures d'un bataillon, mené par le capitaine Stryke, échappant à l'asservicement de leur reine tyrannique : Jennesta. Stan Nicholls nous offre donc un roman plein de rythme, qui se démarque des stéreotypes classiques de la fantasy.

Ecoutez mon histoire. Regardez couler mon sang et remerciez les dieux que ce soit moi et pas vous qui doive manier l'épée. Remerciez les orcs nés pour se battre et destinés à ramener la paix

mardi 6 mai 2008

Une partie d'échec cosmique

Entendons nous bien, il ne s'agit pas là d'un billet sur le célèbre jeu de stratégie combinatoire. Non, je tenais à vous présenter un livre, ou plutôt une série de livres, j'ai nommé : le cycle de La Belgariade de David Eddings.

Couverture de la Belgariade - Tome 1

Divisée en cinq tomes, La Belgariade reprend tout les ingrédients nécessaires à un bon roman de High Fantasy : magie, long voyage initiatique, personnages hauts en couleurs, univers complexe ... la comparaison avec Tolkien est rapidement faite.

Dès le premier tome, l'auteur vous attire dans son monde et ne vous relâche qu'après une fin en apothéose cinq livres plus tard. L'intrigue se démêle lentement, les personnages se révèlent petit à petit, en conservant malgré tout quelques mystères, et le cycle ne laisse que peu d'occasion au lecteur de se dire "Bon je peux laisser le livre là pour l'instant il ne se passe pas grand chose". Notons également quelques pointes d'humour qui rendent les personnages encore plus attachants. Attention cependant, si vous êtes un grand lecteur de fantasy, n'allez pas chercher l'originalité dans ce récit, laissez vous juste porter par l'histoire et profitez de cette saga épique.

Mais, me direz vous, pourquoi parler d'échec, quel rapport ? Et bien tout simplement car l'œuvre se présente elle même comme une immense partie opposant deux joueurs (les Dieux) avançant leurs pièces (les héros) en suivant une ligne bien précise (les prophéties). Ainsi, le titre de chaque Chant (les tomes sont appelé ici des Chants) rappelle le grand jeu de réflexion : le pion blanc, la reine, le gambit, la tour et la fin de partie.

Bref vous l'aurez compris, La Belgariade est une saga à lire de toute urgence. Vous avez adorer Le Seigneur des Anneaux ? Ce livre est fait pour vous ! Vous n'avez jamais réussi à dépasser la fête de Bilbon, malgré quatre tentatives pleines de courage ? Ce livre est fait pour vous ! Et oui, pas besoin ici d'attendre longtemps avant le début de l'intrigue et l'apparition des premiers mystères.

Et pour ceux qui quitteront les royaumes du Ponant avec plein de regrets, rien ne vous empêche de poursuivre l'aventure avec le cycle de La Mallorée, suite quasi-immédiate de La Belgariade.